Membre depuis 03/05/2008
Ville: Paris
Pays: France
la ville horizontale.
De ce projet sur la ville, il s’agit du premier volet, la ville de Paris. Ce travail est une recherche de l’âme de la ville à travers ses monuments, ses architectures ; recherche de l’âme, de l’essence du monument, à travers une synthèse, une fusion de la photographie et du dessin. Les planches sont le fruit de cette synthèse. Première étape, une photo d’ensemble, un panorama. Puis une recherche du détail, du particulier, pour donner le profil, la silhouette au monument. Enfin, le dessin qui va à l’essentiel et permet d’individualiser le monument. Le dessin, une fois exécuté, en quelques traits seulement, est imprimé grâce à un procédé photographique mis au point dans ma chambre noire. Après avoir sélectionné un papier précieux, proportionnel en taille au négatif, j'émulsionne ce papier au bromure d’argent. Les coups de pinceau, donné au hasard, puisque exécuté dans l’obscurité de la chambre noire où le papier et le pinceau se distingue à peine, moins encore l’émulsion qui ne laisse aucune trace, prennent une signification et confèrent une autre dimension. Puis la lumière agit, et le résultat apparaît, magique : Texture de matière, formation du squelette du monument, vague rappel à l’incision. Le noir est dense, profond, la nuance de gris apparaît dans le grain de l’émulsion, dans les coups de pinceau qui laissent apparaître la vigueur du geste. La lecture est immédiate. L’architecture ressort avec efficacité, ne laissant pas la place au doute. Elle est synthétique, quintessenciel. L’imaginaire a dès alors tout l’espace pour s’exprimer.
Ville « a-normale »
Le temps agit sur l'architecture. En premier lieu, il y a l'érosion des pierres. Les formes s'arrondissent, les lignes deviennent moins nettes. L’ensemble est comme si toute l'architecture était immergée dans le brouillard. Il s'agit de l'effet de la pluie, du gel, du vent.
Autre paramètre : le tassement. L’architecture bouge, travaille, les murs bougent, forment des ventres et des inclinaisons. Les revêtements et les crépis tombent. La première cause de tous ces phénomènes est le mouvement du terrain sous le poids de l'immeuble. Les murs bougent alors à leur tour pour chercher un nouvel équilibre. Le résultat est souvent magique et donne à l'architecture une nouvelle image. L'entrecolonnement des arcades se fait irrégulier, ou les colonnes se plient a droite ou a gauche. Les fenêtres, un temps orthogonales sur les façades, bougent au caprice des poids des murs. Les jambages deviennent trapézoïdaux et les entraves tout à fait non horizontales. Le processus de mouvement provoque des fissures, des inclinaisons, des penchements. L'intervention successive des remplissages, des stabilisations, des renforcements et des renforts crée une nouvelle architecture plus proche de la nature, du rythme spontané de la nature. Cause et hasard se mélangent.
A Paris une telle situation se rencontre très fréquemment. Des rues entières présentent des façades d’immeubles complètement ondulées comme des rubans qui se défont, se déroulent au caprice du vent. Vagues qui vont et reviennent sans rythme déterminé, sans coordination aucune. Les alignements ne sont plus respectés et on retrouve des asymétries non prévues ni par le projet ni par la construction. De nouveaux rythmes se créent, des lignes inclinées et obliques qui engendrent des dissonances non prévues et complètement hasardeuses.
Mes tirages argentiques noirs et blancs me permettent de souligner certaines lignes graphiques, d’intervenir graphiquement sur la photo pour mettre en valeur les lignes qui déterminent certains effets : courbes, inclinaisons, asymétries … En effet, en géométrie, on appelle « normales » les lignes orthogonales. Mes lignes, non orthogonales, sont donc « a-normales ».
vinavil
Vinavil est le titre générique d'une série de travaux produits en 1975. Aujourd’hui après trente ans je pense utiliser ce procédé pour créer des installations, des architectures vivables. En 1975 j'ai inventé Vinavil dans l'optique d'éliminer le support (en peinture) et donc d'avoir une sorte de peinture seulement suspendue dans l'espace. Vinavil est une matière colle résine liquide étalée sur une feuille d'acétate. En séchant, cette matière forme un film qui, détaché de l'acétate, est prêt pour être exposé. D'habitude dans le vinavil sont inclus des fils, soit pour l'esthétique de la pièce, soit pour être suspendu. Pour les installations, j'imagine de produire une série de modules qui dans ce cas seront de 36 x 24 cm proportionnels au photogramme. Ces modules seront unis entre eux pour former des diaphragmes. Ces diaphragmes seront suspendus au plafond selon un plan prévu dans le projet. Une série de 5 diaphragmes délimitera les espaces de l'architecture. Les diaphragmes disposés selon un plan de forme de « L » se multiplient, se croisent pour former 1'espace, le parcours et le labyrinthe. Chaque diaphragme de la série de 5 est formé par trois files de module d'environ 75cm de hauteur. Les diaphragmes sont suspendus à des hauteurs différentes (gradins). Les premiers 25cm du sol, les deuxièmes plus haut de un module, ainsi de suite. Les fils relatifs sont accrochés au plafond et ils arrivent jusqu'au sol. C'est pour cela que les plus haut auront les fils qui dépassent en bas. Et les plus bas auront les fils plus long en haut. L'ensemble des 5 diaphragmes présentera une superposition majeure de modules. Et ils se décalent vers le bas et vers le haut comme pour former une structure en diagonale de sections rhomboïdale mais uniformisée dans une section rectangulaire par les fils. Les modules sont presque transparents et la superposition des transparences avec les cinq diaphragmes formera un jeu de transparence très importante. Un jeu de lumière augmentera cet effet avec des zones de lumière intense et des ombres. Selon des intervalles prédéterminés sont prévues des projections de photos qui auront comme écran les différents modules. Ou alors des photos imprimées sur des modules avec un procédé au bromure d'argent. Les modules objet d'impression auront une certaine transparence comme une diapositive. On a formé de cette manière l'espace de l'architecture avec un jeu de diaphragme, de transparence, d'ombre et de lumière Le tout sera vivable avec l'intégration des éléments sonores. Des sons naturels (organiques) qui proviennent de certains lieux comme les forêts, le bruit du vent, le bruissement des feuilles ou encore les bruits de la mer ou des gémissements. De même sera pour les odeurs. Forêts, mousse, mer, montagne, ou d’autres éléments naturels. Les éléments suspendus seront mobiles par l’effet d’une légère ventilation. La vue, l'ouie et l'odorat seront satisfaits.
a-normale absrtrait acrylique Architecture armani art asymétrique bibliotheque historique bougie bromure d'argent bâtiments ciment Ville coceptuel concours couleur design femme get together graphique Femme immobles installation lumière noir et blanc nu Peinture parfum paris peinture performance plâtre Portrait poésie reflet regard sensualité tableau urbain ville























Voir tous les commentaires